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24.05.2008
PÈRE PEDRO MECA.
SORTIR DE LA RUE
Conférence de consensus Jeudi 29 novembre 2007 - 15h40 Pedro MECA, fondateur et administrateur des Compagnons de la nuit Stéphane RULLAC, éducateur spécialisé, docteur en anthropologie et ethnologie Quels fondements et objectifs pour une politique publique en direction des personnes sans abri ? * Comment les personnes à la rue s'approprient-elles l'espace public? A quels objectifs doit répondre une politique publique de régulation de l'espace public ?
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" Que de soirs pour un seul matin ", dit le poète Henri Michaux. Cette phrase, Pedro Méca l'a gravée dans sa mémoire. Né au Pays Basque Espagnol, il arrive en France à l'âge de 17 ans. Il a un parcours iconoclaste (contrebandier, prêtre dominicain, militant politique, en lutte contre le régime franquiste, éducateur et écrivain. Mais Pedro est avant tout un homme révolté, en guerre contre toutes les exclusions. Ces ghettos où nous vivons tous, ce sida social qu'est l'isolement et le non lieu. " Il n'y a pas un côté ici et un autre là-bas, il n'y a pas le dedans et le dehors, la société et l'exclusion, les inclus et les exclus : nous sommes tous dans le même bateau …avec des classes et des conditions différentes. " Depuis plus de 20 ans, il est aux côtés des marginaux ; avec l'association des compagnons de la nuit, composée de travailleurs sociaux et de bénévoles, il a créé un lieu étrange : " la moquette " Ce n'est pas un hébergement, on ne reçoit pas d'argent ni de repas. La moquette a pour vocation de créer un lieu, de casser l'isolement. Elle accueille sans distinction les SDF (sans domicile fixe) et les ADF (avec domicile fixe). Des activités sont proposées : ateliers d'écriture, conférences débats, rencontres avec des artistes, fêtes et anniversaires. Mais le plus de ce lieu, c'est la non catégorisation . Monique Culon (éducatrice) dit : " Ici, on cherche à faire cohabiter tout le monde. Quelle que soit la personne qui rentre, elle a sa place. La moquette n'appartient ni aux SDF, ni aux ADF. C'est un lieu pour tous. " Espace de rencontre et d'échange, la moquette est une transition, une trêve pour ces " nuitards " qui revendiquent le droit de ne pas dormir et d'avoir un espace pour être autrement.
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22.05.2008
JAMAIS D'AUTRE QUE TOI.
De la poésie pure comme sait la modeler Alain Bashung sans que le temps n'est prise sur ses métaphores intemporelles.
Il faut aimer entendre couler les mots dans sa gorge-source , telle une goutte de rosée au petit matin frais..
J'aime et cela me plaît plus que de raison, à foison.
Continue Alain à nous montrer d'autres destins, d'autres chemins.
Rien d'autre que ça, rien d'autre que toi...
Bruno LEROY.
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20.05.2008
AUDIT- BERNARD LAVILLIERS.
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RÉSIDENTS DE LA RÉPUBLIQUE. BASHUNG.
Bashung a décidé d'enregristrer un nouveau Clip de sa chanson " Résidents de la République ". Pourquoi ? Nul ne le sait. Mais beaucoup le devinent... Un clip qui nous immerge dans son Univers où le ciel bleu est très présent. Un ciel aux couleurs de l'esprit. Un ciel fixé inéluctablement vers l'Infini. Un ciel dont il faudra bien un jour, nous confondre avec les nuages gris. Comprenne qui veut... Bruno LEROY.
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19.05.2008
ARRÊTER LA CLOPE PAR RENAUD.

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18.05.2008
BASHUNG POÈTE SUAVE ET ROMANTIQUE.

Artiste majuscule, essentiel dans l’évolution de la scène rock française de ces trente dernières années, Alain Bashung n’a jamais dévissé. Ni dévié d’une trajectoire oblique qui a forgé sa singularité, imperméable aux conventions d’usage. Douzième album studio, Bleu pétrole succède à la psalmodie ardue de l’Imprudence - et à la tournée des Grands Espaces, campagne au long cours qui marquait la fin d’une éclipse live de huit années. En comparaison, le nouvel album revient à un format plus conventionnel (si tant est que l’épithète ait un sens chez Bashung) de chansons faisant la part belle à une country/pop soigneusement emballée par le producteur Mark Plati. Plusieurs pistes ont été abandonnées (le parolier Jean Fauque, interlocuteur privilégié depuis des lustres, brille ici par son absence, ses nombreuses suggestions ayant fini à la corbeille) avant que l’univers de Bleu pétrole ne se structure, pour l’essentiel, autour de Gaëtan Roussel, chanteur du groupe Louise Attaque, et Gérard Manset, autre éminence pérenne du paysage musical hexagonal. L’album, qui englobe neuf titres inédits et deux reprises (Suzanne de Leonard Cohen, francisé par Graeme Allwright, et Il voyage en solitaire, tube 1975 de Gérard Manset), comporte suffisamment de sève (à commencer par l’immense Je tuerai la pianiste) pour figurer d’emblée parmi les temps forts de l’année 2008, qui verra par ailleurs Bashung remonter sur scène, à dose homéopathique d’abord (Lille le 5 avril, Olympia les 10 et 11 juin, Francofolies de La Rochelle mi-juillet), et sans doute de manière plus assidue cet automne.
Plutôt que de soumettre l’artiste à l’exercice rituel des questions-réponses, il lui a été proposé de réagir à plusieurs extraits de Bleu pétrole , à partir desquels il digresse sans garde-fou, évoquant aussi bien Dalí que Sarkozy, le Troisième Homme de Carol Reed que la «complexité du fonctionnement humain».
«Et si l’on se disait le contraire/Ou si l’on ne disait rien/Si l’on construisait les phrases à l’envers/Ou si l’on soulevait demain» - Je t’ai manqué (texte et musique Gaëtan Roussel).
«Certains leaders, politiques notamment, jouent avec la provocation, sortent des trucs qui choquent, juste pour essayer d’être originaux. Mais dans les discours qu’on entend à la télé, il y a un vrai manque d’idées, de projets ayant réellement à voir avec notre fonctionnement dans le futur ; autour de la cité, par exemple - quid de l’installation d’un nouvel incinérateur, faut-il enterrer ou brûler les déchets ? Alors, puisqu’on est dans l’absurde et qu’il faut tôt ou tard y passer, allons-y à fond. Nous vivons une période où beaucoup racontent des choses que l’autre a envie d’entendre. Là, je pense à toutes ces phrases jetées juste pour avoir la une, pour attirer l’attention, fût-ce brutalement. Le mot «provocation» me paraît aujourd’hui galvaudé. Quand Dalí créait un petit événement sur un trottoir, il le faisait bien, il y avait une certaine esthétique du scandale qui laissait une empreinte. Son geste était à prendre comme une porte ouvrant sur d’autres possibilités. Cette idée artistique, à la fois positive, ludique et un peu folle, me semble plus difficile aujourd’hui à faire exister, même si certains, comme Royal de luxe, s’y emploient. Peut-être parce que tout est exagéré et qu’il y a toujours plus d’images.»
«Un jour je courrirai moins/Jusqu’au jour où je ne courrirai plus» - Résidents de la République (Gaëtan Roussel/Gaëtan Roussel)
«La faute est peut-être une coquetterie, pour dédramatiser. Les textes de mes chansons n’ont jamais prétendu à donner des leçons de français, au contraire. J’englobe tous les gens qui commettent des maladresses, sous le coup de l’émotion, par exemple. Cette chanson est signée Gaëtan Roussel. Une rencontre un peu fortuite, un jour à table, par l’intermédiaire du guitariste M. Ward. On a bavardé de tout, avec un certain plaisir. Je lui ai dit que j’essayais de préparer un album, et suggéré de me proposer des choses.
Je ne cherchais pas une suite à l’Imprudence, qui marquait comme un aboutissement à d’autres réflexions préalables. J’avais envie ici de m’exprimer plus directement, de chanter plus, pour trouver un positionnement permettant de dire qu’on est loin d’être d’accord avec des projets fantômes. J’ai toujours fonctionné ainsi : l’envie, après avoir été trop cartésien, de mettre un peu de brume, ou, après avoir été confus, d’être plus clair et urgent. Il y aurait ici comme une forme de militantisme, tout en racontant les choses de biais. Après avoir décrit des tourments intérieurs, j’ai souhaité oublier un peu mes fonctionnements personnels pour tourner la caméra vers l’extérieur. C’est peut-être un album humblement politique, tentant d’éviter le premier degré, qui ne vieillit jamais très bien, tout en ne passant pas à côté d’aspects qui commencent à m’étouffer.
Dans la chanson, juste avant, j’aime bien "Un jour je parlerai moins/Jusqu’au jour où je ne parlerai plus" : c’est amusant, venant de quelqu’un qui passe déjà pour ne pas être un grand bavard. Mais, d’une façon générale, je crois qu’il faut se méfier de ces gens qui ne disent plus rien. Quand on ne sait plus comment formuler les choses, ceux qui se sont longtemps tus peuvent se réveiller et devenir les plus radicaux. Il y a des risques de réapparaître inculte, sans vocabulaire, et de passer par la violence en substituant les coups à la dialectique.
A l’inverse, je me méfie de ceux qui se prétendent dans l’action, à tout prix, tout le temps. Sarkozy passe son temps à s’agiter, il doit avoir des clones. Cela cache forcément une non-idée principale, qui doit être exposée mais n’arrivera peut-être jamais. En tous les cas, son comportement n’est pas normal. On a besoin d’un président avec une attitude plus digne. C’est quand même paradoxal, ces gens qui se plaignent qu’on ne respecte plus certaines valeurs et envoient chier un badaud. C’est juste l’attitude d’un petit voyou sans envergure, qui manque de classe et de dignité. Là, on bafoue les repères, et des jeunes regardent. Quelque chose ne va pas. Nous allons nous reprendre.»
«Mon ange je t’ai haï/Je t’ai laissé tuer/Nos jeunesses débauchées/Le reste de nos vies» - Tant de nuits (Joseph d’Anvers/Armand Méliès-Alain Bashung)
«Joseph d’Anvers n’est pas vieux, mais dit des choses très mûres. D’où ça sort ? Est-ce que ça a à voir avec la culpabilité qu’on peut éprouver lorsqu’on a fait souffrir quelqu’un ? Je me retrouve dans l’humeur de cette chanson ; sans avoir vécu la même situation, il y a des équivalences. Au bout d’un moment, on finit par ne plus s’aimer quand on sait avoir mal agi. On se dit qu’on est un sale type, puis on essaie de se racheter. Le partage du plaisir pervers finit par se transformer en acidité. Reste la douleur.
Mes chansons ont beaucoup traité de choses en relation avec les relations internes homme-femme, mais elles ont évolué. Ce qu’on subit nous transforme. Quand il faut dresser le bilan des relations sentimentales, soit j’en parle de façon douloureuse et brève, soit… Je n’aurais pas conçu le texte ainsi. Pour cet album, cela m’arrangeait de passer par d’autres, capables d’être moins prudes sur certains sujets. A titre personnel, j’ignore si ça a à voir avec la pudeur, mais je me sens plutôt effaré par la complexité du fonctionnement humain, raison pour laquelle j’ai sans doute toujours insisté sur la description des nuances.»
«Car chacun vaque à son destin/Petits ou grands/Comme durant les siècles égyptiens/Péniblement» - Comme un Lego (Gérard Manset/Gérard Manset)
«On parle peut-être des travailleurs, si petits vus d’en haut. Je pense à cette scène dans le Troisième Homme où Orson Welles et Joseph Cotten sont dans une cabine de la grande roue qui tourne. Cotten balance à la gueule de son ancien copain son trafic de pénicilline coupée, qui a envoyé des gens à l’hôpital, provoqué des malformations. Welles, regardant les gens en bas : "Qu’est-ce que ça peut faire s’il y a trois fourmis en moins ?" Dans cette chanson, on a l’impression que des gens nous voient comme une multitude de petits êtres qui se tuent au travail. Manset y fait allusion à l’Egypte. A toute époque, dès qu’il y a une société organisée, on trouve le moyen de faire travailler le peuple sur des projets fous.
J’avais croisé Manset de temps en temps, et on se disait qu’il faudrait essayer un jour de faire quelque chose ensemble. Je trouve assez fort le lyrisme qui existe dans ces lignes, et je me voyais bien les chanter. Je suis ravi de croiser d’autres tournures de phrases où je m’oublie un peu. Ici, il y a un point de vue, un sujet qui m’intéresse. On a dû faire seulement deux prises de cette chanson, j’ai été heureux de l’interpréter, y trouvant ce plaisir immédiat que je pourrais éprouver en reprenant certains standards américains.»
«Je tuerai la pianiste/Afin que l’on sache/Que la vie d’artiste/N’est pas sans rose n’est pas sans tache» - Je tuerai la pianiste (Gérard Manset/Gaëtan Roussel-Alain Bashung)
«C’est presque une phrase ambiguë pour moi. "Je tuerai", je n’ai jamais formulé cela aussi directement, même si la pensée nous effleure tous un jour. En règle générale, j’ai toujours veillé à ne jamais dire ou chanter quelque chose qui aurait à voir avec la compassion. Je déteste faire l’artiste qui se plaint. Mais là, on est un peu dans le Fantôme de l’opéra, avec un personnage fou d’amour, une grande souffrance tragique. Alors, pourquoi ne pas dire que chez les artistes aussi les choses ne sont pas toujours très claires. Mais je me suis quand même interrogé pour savoir si je devais chanter ces lignes, je ne voulais pas qu’on les prenne comme une plainte. Il a fallu que je passe par-dessus, c’est là où je suis parfois un peu hypocrite. Mais quand même, chaque fois que je prononce le mot "connasse" dans Mes Bras [chanson extraite de l’Imprudence, ndlr], je sursaute encore. Je dois me violenter pour faire fi de mes appréhensions. Ce qui fait partie de la vie doit toujours pouvoir être raconté tôt ou tard.»
«J’ai des doutes sur l’heure à laquelle tu viens de rentrer/La certitude de t’avoir si fort désirée/J’ai des doutes/Est-ce que vous en avez ?» - le Secret des banquises (Gaëtan Roussel-Alain Bashung/Gaëtan Roussel)
«Il existe une différence entre avancer aveuglément et se poser des questions lucides. On navigue entre ces deux pôles. Je me suis déjà posé trop de questions dans la vie, mais je ne les regrette pas toutes si c’est le prix à payer pour rester un peu vivable, surtout vis-à-vis de moi-même.
Cet album est passé par plusieurs désirs, dont celui de reprendre des chansons perdues, pas forcément des tubes, plutôt des trucs qui avaient à voir avec les balbutiements de la pop française. Finalement, la teneur générale du disque pourrait tourner autour de l’interrogation suivante : "Etes-vous équipé, quasiment comme le serait un explorateur à la veille d’une aventure, pour survivre dans l’avenir ? Disposez-vous du matériel, des sentiments, de la force intérieure, des convictions nécessaires ?" Moi, j’ai des doutes, et j’ai envie de dire : réfléchissons-y ensemble.»
«Et voilà le miracle en somme/C’est lorsque sa chanson est bonne/Car c’est pour la joie qu’elle lui donne/Qu’il chante la terre» - Il voyage en solitaire (Gérard Manset/Gérard Manset)
«Une vraie tendresse pour quelqu’un qui a réussi à mettre en situation des mots simples qui amènent une magie. C’est une chanson phare, une des plus belles écrites dans un style pop, en français, alors qu’on sortait d’une longue période d’adaptations américaines et qu’il y avait très peu de place pour ce type d’auteur-compositeur (Polnareff ou Dutronc ayant aussi fait de belles choses). J’aime le style atmosphérique, romantique, avec des mots sérieux.»
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16.05.2008
PARDON PAR JOHNNY HALLYDAY.
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04.05.2008
MORGANE DE TOI PAR RENAUD.
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Spot contre la corrida - Renaud.
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AVE MARIA- JOHNNY HALLYDAY EN ITALIEN.
Même si je n'ai guère apprécié toutes ses chansons et prises de positions.
Il demeure malgré tout, celui qui a allumé le feu de nos mémoires...!
Le Respect, chez moi, reste de mise !
Ah ! si nous invitions Jonnhy dans nos églises pour chanter avec tant de force l'Ave Maria.
Nous aurions moins, assurément, de messes ternes voire mortes et sans âme...
Avis aux chanteurs dits chrétiens qui se complaisent dans la guimauve.
Bruno LEROY.
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